Responsable de la Maintenance à iloha

Portrait du personnel de l'hôtel, ILOHA Seaview Hotel 3*, île de la Réunion



48 ans dont dix-sept passés à l’iloha, Jean-Roger Vily donne ce petit supplément d’âme à Iloha.

 

Ses yeux pétillent. Ses collègues l’annonçaient réservé, il se révèlera espiègle et bien plus à l’aise que prévu au jeu des questions-réponses. Jean- Roger en impose, grand gaillard à moustache du genre patriarcal, dont on n’est pas surpris d’apprendre qu’il veille sur une nichée de cinq enfants, «trois garçons, deux  filles», dit-il dans un sourire. Le choix du roi. Tout en pudeur et modestie, il nous a raconté «son» Iloha. Portrait.

Un parcours atypique

Aujourd’hui responsable de la maintenance et manager de quatre personnes, il a débuté stagiaire alors même que l’hôtel n’était pas encore ouvert, pendant la phase de préparation des extérieurs. Un pan de vie professionnelle qui a changé l’homme.

Le royaume de Jean-Roger, ce sont les quelques hectares couverts par l’Iloha. Des cocotiers aux porte serviettes réfractaires, de la piscine aux espaces verts.

«On touche à tout, c’est sûr», dit celui qui est arrivé en ces lieux stagiaire, mandaté par l’ANPE de l’époque pour contribuer à concevoir le parc de l’Iloha. Il est alors… maçon sans emploi, après un CAP de cuisinier. Ça ne s’invente pas. 1996, donc. «C’est simple, il n’y avait rien», dit-il. Ils sont trente stagiaires à bêcher pour tout planter et implanter le réseau d’arrosage. Jean-Roger n’y connaît rien, il apprend sur le tas. Et il apprend bien puisque «je suis le seul qu’ils ont gardé.» C’est dit sans fanfaronnerie, presque avec un regard étonné sur le chemin accompli. «Dix-sept ans dans une entreprise, ce n’est pas rien! » Avant, c’était comment alors, le «petit» Iloha, celui des débuts ? «Une famille, répond-il immédiatement. Et ça n’a pas changé, en fait. On est nombreux ici à être des environs de St-Leu. Etre embauché en «local», ça n’a pas de prix et ça se ressent. A l’Iloha, on a réussi à garder l’esprit.» Un clin d’oeil à Michel Jam,le patron de toujours, «qui nous fait confiance».

Jean-Roger Vily est la mémoire vivante d’iloha

Sûrement grâce à tout cela, la ritournelle du «c’était mieux avant», il ne la chante pas, Jean- Roger. Il n’est pas nostalgique. D’anecdotes croustillantes, il est avare. Tout juste raconte-t-il quelques échanges avec PPDA autour de la piscine, et le désastre d’une coulée de boue qui avait ravagé l’hôtel une année, il ne sait plus laquelle. Discret, Jean-Roger? Sûrement. Pragmatique, c’est sûr. Il gère aujourd’hui plusieurs personnes, sans  fioritures et avec quelques états d’âme. «Je n’aime pas trop ça, donner des ordres», marmonne-t-il rapidement. Mais oui, il le dit sans fard, il est  fier de son parcours, des responsabilités qu’il a gagnées au  fil du temps et à l’huile de coude. « L’hôtellerie, même dans ma branche, ça prend beaucoup de temps. C’est dur. Si on n’aime pas, on ne fait pas ce métier.»

On ne lâche pas l’affaire! J’apprends tous les jours, je me remets en question, pour toujours faire mieux.

Très sérieux… Mais on sent la gaieté de l’homme, l’espièglerie même, dans le regard. Enquête auprès de collaborateurs: «Il a toujours le sourire, toujours joyeux!». « Il blague sans arrêt, mais il a une solution à tout, tout le temps», témoignent David et Béatrice du côté de la réception. Bref, Jean-Roger est un sacré bonhomme, comme on dit. De ces rares personnes qui font l’unanimité. Il veille sur l’Iloha, avec ses mains et son âme. «On laisse notre empreinte ici, chaque jour. Ça me touche de voir l’hôtel évoluer, savoir que j’y contribue depuis le début. C’est comme regarder un enfant grandir », conclut-il. Et voilà, un sixième marmaille pour la moustache de papa Jean-Roger.

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Publié le 27 janvier 2017 I Blog
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